Persan s’étend sur 514 hectares.
Au-delà des infrastructures routières communes aux autres villes du
territoire, Persan est traversée d’est en ouest par la D4Z,
du nord au sud par la D78.
L’Histoire :
Au 4ème siècle, les romains ont construit un pont sur
l’Oise, à l’emplacement du pont actuel pour relier
Beauvais à Paris.
Persan a appartenu aux dépendances du comté de Beaumont
jusqu’à la fin du 13ème siècle.
Le hameau de Persan comptait 250 habitants en 1840. De 1844 à
1846, la Compagnie des Chemins de Fer du Nord crée la ligne
Paris-Lille, le long de l’Oise, passant par Pontoise et
Creil.
L’implantation de la gare (Persan-Beaumont) se fait en
bordure de la RN1 et amorce le développement urbain qui
s’effectue surtout le long de l’ancienne RN1 (actuelle
RD 78), autour de la gare et du vieux village. La ligne
Paris-Beauvais est créée en 1877.
Au début du 19ème siècle, la commune voit s’implanter, entre
l’Oise et la voie ferrée, de nombreuses industries, sur des
terrains plats et marécageux. Cette industrialisation va se
poursuivre jusqu’au milieu du 20ème siècle.
Comme nombre de villes fortement industrialisées, Persan fait
l’objet d’un vaste programme d’habitation pendant
les trente glorieuses.
En 1965, avec la construction des premiers logements collectifs
HLM, commence l’urbanisation des terrains restés libres entre
le quartier de la gare et celui du vieux village, aujourd’hui
disparu. Cette opération fut achevée en 1972 et comportait
1 183 logements.
Les années 1980 voient se réaliser la ZAC des Fresnoys qui
comporte 220 logements individuels et 53 collectifs.
En 1983, le franchissement souterrain des voies SNCF est crée, les
reliant au centre-ville.
La population :
A la suite des opérations d’habitat collectif, la commune a
vu sa population augmenter fortement jusqu’en 1975 (+4% par
an de 1962 à 1968, +5,1% par an de 1968 à 1975). Depuis 1975 et les
conséquences économiques du choc pétrolier qui se sont poursuivies
avec la désindustrialisation du secteur, Persan a vu sa population
croître de façon modeste jusqu’à 1990, puis baisser de 11,5%
jusqu’en 1999 portant le nombre d’habitants à 9 600. Le
recensement en 2005 constate une augmentation de 5,5%, soit
10 133 habitants.
L’indice de jeunesse à Persan (2,07) est supérieur à celui
du Département, même si on aperçoit un fléchissement de son nombre
de jeunes depuis 1999. Le nombre moyen de personnes par ménage ne
cesse de diminuer : 3,10 en 1982, 3,01 en 1990, 2,75 en 1999,
mais reste supérieur à la moyenne régionale (2,43). Le nombre de
ménages d’une personne passe de 19 à 25% de 1990 à 1999,
celui de 2 personnes de 25% à 27%.
Le taux d’activité a enregistré une progression depuis ces
vingt dernières années et dépassait en 1999 celui du Val
d’Oise (49,6% contre 48,6%).
Le nombre important d’ouvriers (40,5%) et employés (34,5%)
montrent l’influence encore sensible de l’héritage
industriel de la commune.
Le logement :
Les trois quart des logements ont été construits avant 1975 et ont
donc plus de 30 ans. Le quartier du « village » a fait
l’objet d’une opération de renouvellement urbain lourde
avec une restructuration spatiale :
- réhabilitation de l’ensemble,
- requalification des espaces extérieurs et des équipements de
superstructure.
Sur l’ensemble des 1 195 logements, 55 logements ont
été démolis et 20 nouveaux ont vu le jour.
Les propriétaires constituent 37% du parc de logements
persannais.
Le commerce :
La structure commerciale traditionnelle se développe sur un
linéaire de 1,5 km, le long de l’axe principal de Persan, rue
Vogt, rue Gaston Vermeire, avenue Jean Jaurès, où l’on compte
72 locaux commerciaux dont 62 en activité, soit une densité de 44
commerces en activité / km.
Depuis 1995, la ville de Persan a développé un projet urbain
visant à rénover les immeubles désenclavés. Aujourd’hui,
cette commune a entamé l’aménagement de son cœur de
ville qui s’échelonnera de 2007 à 2009 et qui prévoit, entre
autre, de faciliter les déplacements des piétons, des vélos, des
bus et des autos sans oublier les personnes à mobilité réduite. Des
espaces verts sont aussi prévus pour rendre le cadre plus agréable.
Pour ce faire, la ville de Persan a signé en mars 2002, une
convention d’ORU (Opération de Renouvellement Urbain). La
signature, en janvier 2007, de la convention de rénovation urbaine
avec l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine (ANRU), valide
ce projet.
De gros travaux doivent donc être engagés sur le centre ville et
le pôle Gare.