Cette commune s’étend sur 891 ha. Elle a conservé, par certains côtés, son aspect d’ancien bourg agricole d’Ile-de-France. Elle est divisée en deux parties par la voie ferrée Pontoise-Creil et le CD 924, ancien chemin de Bernes, le long duquel s’est créée l’urbanisation.
Au nord de cette ligne, on trouve la zone agricole, et parallèlement, au sud de la voie ferrée, la zone d’activités.
Bien que des vestiges romains aient été découverts sur son
territoire, Bruyères s’est véritablement implantée au Moyen
Age, avec la construction de son église (XIIème et XIIIème siècle)
et de son château fort (XVIIème siècle) qui fut démoli à la
Révolution.
A la fin du siècle dernier, l’arrivée du chemin de fer n’a pas bouleversé la physionomie de la commune, qui est restée essentiellement agricole, jusqu’à ces dernières décennies.
Ces différentes étapes du développement de Bruyères ont produit des
formes urbaines caractérisées :
- D’abord s’est créé un bâti ancien, dense, dans le vieux bourg, groupé le long des voies et autour des fermes. Cet ancien bourg a périclité, ses bâtiments étant pour la plupart dans un état médiocre, certains même abandonnés.
- Au début du 20ème siècle, sont construites des maisons individuelles, isolées.
- Depuis les années 70, des opérations de logements groupés et structurés, sont menées surtout par des promoteurs sociaux sous forme de petits collectifs ou des lotissements.
Bruyères présentait, jusque dans les années 50, un centre de
village affirmé le long de la grande rue.
Puis la vitalité de ce centre ancien s’est affaiblie au fur et à mesure qu’à l’extérieur, les structures commerciales des villes voisines, notamment Persan et Beaumont, s’étoffaient et qu’à l’intérieur, les lotissements créaient des villages dans le village.
Aujourd’hui, Bruyères a réellement pris son essor grâce au développement des zones d’activités et à l’arrivée d’une population nouvelle séduite, par la proximité de Paris et la possibilité de jouir d’un cadre de vie agréable.
La population de Bruyères était d’environ 480 habitants en 1939. Sur la période 1982/1990, 1610 nouveaux habitants se sont installés. Ils étaient, pour la plupart, issus des communes de la première couronne parisienne, engendrant ainsi d’importantes migrations quotidiennes vers la capitale.
On assiste, après les années 90, à un accroissement de la population active et une augmentation du taux de chômage qui passe de 9,6 % à 14,78 % en 1998.
En 1990, 81,5 % de la population brioline travaillaient en dehors de la commune. Un risque existait de voir cette ville se transformer en cité-dortoir, ce qui a conduit les élus à développer les offres de services, à encourager les pratiques associatives, à construire des équipements publics nécessaires à la cité, comme les centres de loisirs, un gymnase, un lieu de vie pour les associations et la culture avec la réhabilitation d’une ancienne ferme.
En parallèle, la restructuration de l’axe principal a redonné vie au centre-ville.
Bruyères a connu une croissance rapide de son parc de logements, avec une moyenne de 30% en inter-périodes, à l’exception des années 70 où le nombre de logements a quasiment doublé en sept ans.
Le même phénomène s’est reproduit en 1982/1990. Cette extension est due essentiellement à des opérations groupées d’habitat réparties en cinq secteurs de la commune :
· La Croix Dorée : 215 logements
· La Cour Bouraine : 196 logements
· Les Routeleux : 54 logements
Au sud du CD 924 :
· Les Quincelettes : 143 logements
· L’Ancien Parc : 187 logements
94% sont des logements individuels. Ce développement urbain rapide est dû à des opérations d’habitat organisées en priorité à partir de critères de commercialisation, reliées au reste de la Commune, avec la création d’espaces publics.
Quelques commerces, - bar-tabac, boulangerie, restaurant -, sont présents dans l’ancien bourg.
La structure commerciale de Bruyères est concentrée sous la forme d’un petit centre situé près et au bas d’un immeuble d’un étage, à l’entrée de la ville. Il est composé d’une supérette d’alimentation, dépôt de pain et de journaux, d’un salon de coiffure, d’un espace vente de pizzas, d’une pharmacie. On y trouve également des services tels qu’un bureau de Poste, un cabinet médical, un cabinet de kinésithérapeutes.
Ces commerces sont des atouts pour l’activité et l’animation de la Ville et rendent de précieux services aux habitants.
Les activités sont essentiellement concentrées sur une zone industrielle située au sud de la Commune, entre la voie ferrée et l’Oise.
Créée en 1971, cette zone industrielle couvre près de 170 hectares dont une vingtaine réservée au Port Autonome de Paris. Le Département du Val d’Oise est également propriétaire d’une partie des terrains de cette zone.
Celle-ci bénéficie d’une triple desserte : fluviale, ferrée et routière. Elle accueille une trentaine d’entreprises qui exercent dans des secteurs comme la logistique, les travaux publics, le traitement des métaux, etc
Aujourd’hui, le nombre d’emplois sur la commune s’élèvent à 800 dont 560 répartis dans les 41 entreprises du secteur privé.
La ville de Bruyères-sur-Oise est au centre de projets-phares avec son pôle multimodal qui connecte trois modes de transport : fluvial (l’Oise), ferré et routier. Il offre donc la possibilité de transporter des matières premières et produits autrement que par des camions, en utilisant les barges et les trains, moins gourmands en énergie. Le Port Autonome de Paris, propriétaire du port de Bruyères-sur-Oise, vient de doubler son site pour le porter à 40 hectares.
Véritable entrée sur l’Ile de France, Bruyères disposera demain d’une ouverture vers l’Europe avec la construction du canal Seine-Nord, atout considérable pour le développement de l’emploi.
Comme la desserte fluviale, la desserte ferrée sera aussi améliorée avec la création d’une nouvelle entrée qui permettra d’augmenter le tonnage de fret transporté.
Quand à l’aspect routier, il fera l’objet d’une réflexion au sujet de la réalisation d’un deuxième accès au site.
Tous ces aménagements sont des atouts considérables pour commercialiser l’extension du parc d’activités spécialisé dans la logistique du pôle multimodal. Aux 20 hectares existants, 32 autres pourront être ajoutés, ce projet est en cours de réalisation.
En termes de logements, ce ne sont pas moins de 150 habitations supplémentaires qui seront créées, à court terme, dans la commune.
Bruyères poursuit son évolution. Le petit village agricole d’alors est devenu une petite ville et, malgré les difficultés actuelles, sans nostalgie, elle regarde vers l’avenir. Améliorer la qualité de vie de chacun et favoriser la création d’emplois pour tous sont et restent des objectifs ambitieux mais essentiels pour réussir demain, au 21ème siècle.