Le principe de spécialité de l’EPCI implique qu’il
ne peut intervenir que dans le champ des compétences qui lui ont
été transférées. Il ne peut intervenir ni opérationnellement, ni
financièrement, dans le domaine de compétences que les communes ont
conservées.
A contrario, le principe d’exclusivité exige que les EPCI
soient seuls à pouvoir agir dans les domaines se rattachant aux
compétences qui leur ont été transférées.
Les conditions de forme et de réversibilité :
Les statuts, donc les compétences sont décidées par délibération
concordante des conseils municipaux des communes (et de
l’EPCI) se prononçant au deux tiers au moins des conseils
municipaux représentant plus de la moitié de la population totale
ou la moitié au moins des conseils municipaux représentant les deux
tiers de la population totale, et au moins les communes
représentant plus du quart de la population totale de
l’EPCI.
Bien que ces délibérations soient subordonnées à
l’intervention d’un arrêté préfectoral qui prononce la
modification des statuts, elles sont considérées comme
décisionnelles dès transmission en préfecture.
Les statuts peuvent être modifiés dans le temps et rien ne
s’oppose à son évolution ultérieure. Le transfert
des biens et des moyens sont revus en conséquence.
B – les modalités de
définition de l’intérêt
communautaire :
D’une manière générale, ont vocation à être reconnus
d’intérêt communautaire toutes les actions, opérations, zones
et équipements dont l’intérêt n’est pas détachable du
développement, de l’aménagement ou de la politique de
cohésion sociale de l’ensemble de la communauté, même
s’ils sont localisés sur le territoire d’une seule
commune.
L’intérêt communautaire doit être défini au moyen de
critères objectifs permettant de fixer une ligne de partage stable,
au sein de la compétence concernée, entre les domaines de
l’action communautaire et ceux qui demeurent au niveau
communal.
Ces critères peuvent être :
- de nature financière (seuil) ou reposer sur des éléments
physiques (superficie, nombre de lots ou de logements)
voire géographique sous réserve d’une définition précise de
la localisation retenue.
- D’ordre qualitatif : sous réserve d’un énoncé
objectif et précis (fréquentation d’un équipement en nombre
d’entrées par semaine ou par mois, d’une infrastructure
en nombre de véhicules /jour)
Si ces critères sont difficiles à déterminer, l’emploi à une
liste reste possible.
II – les enjeux et le prolongement
possible de l’action communautaire :
A – Les
enjeux :
L’enjeu économique et financier :
Le principe de subsidiarité, qui vise à désigner l’instance
territoriale la plus pertinente pour assurer certaines compétences,
permet de confier certaines missions aux EPCI dont le coût, la
technicité, leur ampleur ou leur caractère structurant, permet de
réaliser des économies d’échelle, à condition que les villes
ne gardent pas les moyens des services transférés. De même le
financement de certaines actions ou équipements est sans commune
mesure avec celui des communes (contrat de territoire, voirie
d’intérêt communautaire.) :
Contrat de territoire (version contrat régional pour les
EPCI) : 70% de 3 900 000 € environ.
Traser : travaux de voirie : % départemental moyen des
villes pour un plafond de 304 000 euros par an de travaux au lieu
de 122 000 tous les deux ans pour les villes du territoire.
B - Le développement possible des mises
en commun de moyens :
Au delà de ce cadre, la loi du 13 août 2004 permet
aujourd’hui d’utiliser l’EPCI comme une ressource
partagée y compris en terme de moyen humain avec l’ensemble
des villes membres, dès lors que la mise à
disposition d’un service de l’EPCI présente un
intérêt dans le cadre d’une bonne organisation des
services. De même, partie de services municipaux peuvent
être mis à disposition de l’EPCI et placé partiellement sous
la responsabilité de l’EPCI. Une convention doit préciser les
conditions d’exercice de ces missions et déterminer les
conditions financières. Le CGCT ouvre la possibilité, pour les
communes qui en ont exprimé le souhait et dans les conditions
fixées par le Conseil Communautaire, de mettre son personnel et ses
services à la disposition des communes qui en font la demande dans
le cadre d’une gestion unifiée du
personnel.
Etudes et réalisations de toutes opérations d’intérêt communautaire et concourant à l’aménagement de l’espace.
- l’élaboration, la révision et le suivi d’un schéma
de cohérence territoriale (SCOT)
- l’étude et la mise en œuvre d’actions et de
politiques en matière de transports :
réalisation d’un schéma de circulations douces,
réalisation d’un schéma d’accessibilité aux transports en commun,
optimisation de l’organisation des réseaux de transport en commun et prise en charge financière du déficit éventuel,
prise en charge et gestion du stationnement autour des gares des villes membres de la communauté de communes.
Acquisition et constitution de réserves foncières à destination des activités et des équipements tels que définis ci-après avec exercice du droit de préemption sur délégation des communes.
Développement économique : Article
16.2
- Création, gestion et entretien des zones d’activités
économiques reconnues d’intérêt communautaire.
Les futures zones d’activités dont le périmètre s’étend au moins sur deux communes du territoire de la Communauté de Communes.
- Mise en œuvre, développement et soutien à une politique
intercommunale pour la formation et l’insertion
professionnelle des jeunes en partenariat avec les réseaux
institutionnels existants en la matière et d’actions
permettant la coordination des moyens pour la conduite
opérationnelle de l’action territoriale en matière
d’emploi. A ce titre, les subventions allouées à la Mission
Locale la Milnovoise par chacune des communes de la communauté
seront dorénavant versées et assurées par la communauté de communes
en leur lieu et place. De même, la communauté de communes a
compétence pour mettre en œuvre les procédures nécessaires à
la création d’une maison de l’emploi.
La mission locale « la Milnovoise »,
La maison de l’emploi et de l’initiative économique.
- Etudes, actions et mise en commun de moyens de fonctionnement de
développement économique concourant à développer et à promouvoir le
potentiel économique des communes notamment en matière de petit (s)
commerce(s) de proximité ;
- Signalétique économique et jalonnement urbain.
Equipements sportifs et culturels :
Article 17.1
- construction, aménagement, gestion et fonctionnement des
équipements culturels et sportifs d’intérêt
communautaire.
La piscine de Beaumont sur Oise,
Le gymnase Diagana.
Les futurs équipements construits seront d’intérêt communautaire s’ils remplissent les critères cumulatifs suivants :
Equipements de plus de 5000 m2 couverts.
Protection et mise en valeur de
l’environnement : Article 17.2
- Collecte et traitement des déchets et assimilés. Dans ce cadre,
la communauté de communes représentera ses communes membres par
substitution au sein du syndicat intercommunal pour la collecte et
le traitement des ordures ménagères de la région de l’Isle
Adam (syndicat TRI OR),
- Développement et coordination d’actions en vue de la
réhabilitation du petit patrimoine,
- Etudes, développement et mise en commun de moyens de
fonctionnement et d’investissement pour lutter contre les
tags et les graffitis,
- Entretien, protection et aménagement des berges de l’Oise.
A ce titre, la communauté de communes représentera les communes
membres au sein du syndicat mixte pour l’entretien, la
protection et l’aménagement des Berges de l’Oise et
assurera, en leur lieu et place, leurs droits et obligations
notamment leurs participations financières.
Politique du logement et du cadre de
vie : Article 17.3
- Etudes et actions d’intérêt communautaire en matière de
restauration immobilière.
les opérations d’amélioration de l’habitat (OPAH), la résorption de l’habitat insalubre, la rénovation des centres anciens.
Politique sociale : Article
17.4
- Aide et soutien aux associations sociales d’intérêt
communautaire.
dans la mesure où leurs actions sont présentes et actives dans les six villes du territoire : les Restos du cœur et la Croix Rouge.
Prévention de la délinquance : Article
18.1
- Etudes et mise en commun des moyens de prévention de la
délinquance à travers un Contrat Intercommunal de Sécurité et de
Prévention de la Délinquance (CISPD), instance de coordination des
actions intéressant l’ensemble du territoire communautaire,
chaque ville gardant la compétence pour les actions et la police
municipales.
- Soutien financier aux structures associatives œuvrant dans
le cadre du développement et de l’accès au droit des
habitants et d’aide aux victimes à travers la Maison de la
Justice et du Droit implantée à Persan.
Petite enfance et périscolaire :
Article 18.2
- Etudes en vue de l’organisation de l’accueil de la
petite enfance et du périscolaire.
- Etude en vue de la création d’un Relai Assistante
Maternelle (RAM) intercommunal,
- Etude en vue de la création d’une crèche familiale
intercommunale.
Instruction du droit des sols : Article
18.3
- L’instruction du droit des sols est assurée par la
communauté de communes par convention avec chaque ville.
Les compétences ont donc été modifiées en ce
qui concerne :
L’aménagement de
l’espace :
Prise en charge et gestion du stationnement autour des gares des villes membres de la Communauté de Communes comportant le transfert de la gestion du parking intercommunal de la gare de Persan en 2007.
Le développement économique
:
Les futures zones d’activités dont le périmètre s’étend au moins sur deux communes du territoire de la Communauté de Communes.
Les équipements culturels
:
Les futurs équipements de plus de 5000m2 couverts.
L’aide et le soutien aux
associations d’intérêt communautaire :
Dans la mesure ou leurs actions sont présentes et actives dans les six villes du territoire : soutien aux Restos du coeur et à la Croix Rouge.